Biographie Part IV (1966-1970)

Publié le 21 Décembre 2009

Le succès de "le ciel, le soleil et la mer" ne se dément pas et François Deguelt, conscient que les choses sont éphémères, vit cette période à 100 à l'heure, enchainant les galas partout, les émissions de télé où il est invité ou bien présentateur et fidèle à ses premières amours, il n'abandonne pas le cabaret ce qui fait qu'on le voit partout, certes accompagné de sa discrétion et de sa gentillesse mais malgré tout, le succès lui monte à la tête, l'obligeant à des concessions...

En l'espace de trois ans, il va parcourir la terre entière pour entonner cet air célèbre!
Les enregistrements s'enchainent et sous la pression de la maison de disques Pathé Marconi François tente de recréer le même succès, ses 45 tours se vendent comme des petits pains, les "chansons pour le soleil et la mer" remportent un grand succès.

Devant cette avalanche de succès, François arrive malgré tout à imposer aux producteurs que désormais il ne chantera plus que ce qui le chante! Et c'est avec l'amitié et la complicité de Jean-Pierre Mottier qu'il va écrire dans cette période les chansons qui lui correspondent le mieux, l'apothéose viendra en 1968 où en plein marasme il sort un 33 tours où il n'est accompagné quasiment que par une guitare, citons "les bohémiennes, "les beaux dimanches"...
1968 c'est aussi la date de sortie de "Che Guevara", chanson qu'il ira jouer devant 100.000 spectateurs à Varadero, près de Cuba ce qui lui vaudra les foudres du PCF car c'était voler le "rôle" de Jean Ferrat! On avait déjà oublié que François n'était pas qu'un simple chanteur de plage mais bel et bien un artiste avec des idées, des choses à dire!
1968 c'est encore le succès inattendu en ce temps où les guitares électriques sont en train de matraquer toutes les oreilles de cette musette intemporelle: "le bal de la marine".
Ce disque sera le troisième et dernier disque d'or de François Deguelt, il lui assurera la liberté totale de composer, d'écrire, de chanter, toujours avec Jean-Pierre Mottier et Jacques Denjean, on remarquera ainsi la sublime "la libération"  où il raconte avec ses yeux d'enfant le dernier jour de la guerre à Barbezieux.

L'année suivante François revient à des chansons de crooner et c'est encore le succès, "minuit le vent la nuit" ou "c'était nous" font danser le slow à la France entière...

Mais cette fois François commence à vraiment fatiguer et à l'aube de ses 40 ans, il réalise que sa vie professionnelle a largement pris le pas sur sa vie privée, son mariage avec Dora Doll bat de l'aile, il s'achèvera d'ailleurs en 1969 pour que chacun se consacre à sa carrière. Ce divorce laissera à François une profonde douleur, il entame une dépression nerveuse, boit beaucoup, fume trop, se dépense sans compter mais en pressentant qu'il est temps "d'aller rêver plus loin".
Depuis quelques années, il est propriétaire d'un voilier, le "marie marine" du nom de sa fille Marie avec lequel il s'évade régulièrement en mer, retrouvant ainsi les joies de son enfance en Charente...
En 1969 il n'habite plus Paris mais en mer, carrément et cette vie de marin, à l'opposé de sa vie de crooner, va finir par prendre le dessus...





Rédigé par Nicolas

Publié dans #Biographie

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