Interview pour Âge tendre et tête de bois

Publié le 13 Février 2010

À l'occasion de la première tournée "âge tendre...",  Jean Paul Deraedt (grand admirateur de François Deguelt) a réalisé une interview de notre chanteur.
Je la retranscris, vous pouvez aussi la retrouver ici: http://www.agetendreettetesdebois.com/

J'en profite aussi pour lancer un appel à Jean Paul qui m'a envoyé un mail par le biais de ce forum, je vous ai répondu mais il faut croire que le mail s'est perdu. Donc n'hésitez pas cher Jean Paul, j'attends de vos nouvelles...



- Quel regard portez-vous sur la chanson française actuelle ?
- Le même depuis toujours. Il y a la bonne, une belle vague de chansons inspirées et une autre de chansons “jetables”.

- Outre un film (1962 : l’assassin viendra ce soir) le cinéma ou le théâtre ne vous a jamais tenté ?
- Bien sûr que oui... mais c’est un autre métier. Le “hasard” n’a pas fait que...

- Quelle chanson auriez-vous aimer signer ?
- La mer de Charles Trénet.

- Les années 60 : une époque formidable ?
- Oui mais c’est plutôt “saltimbanque story” voiture, gala, dodo... puis les impôts.

- L’écriture d’un livre, d’une biographie ou d’un roman ne vous tente pas ?
- Comme tout le monde. Mais vivre me prend déjà beaucoup de temps.

- Votre principal défaut ?
- La paresse. C’est paraît-il ce que l’on dit dans le métier... mais quel luxe.

- Qualité ?
- L’hésitation, le doute.

- Votre plus beau souvenir ?
- J’ai 18 ans. Je viens de passer mon bac philo. Il est 11 heures du matin. Je suis sur la plage à Biarritz. La sonorisation du Casino envoie un disque de Jacqueline François qui chante “C’est le printemps”. Je referme le livre que j’ai entre les mains : “l’introduction à la psychanalyse” de Freud, et j’écoute le cœur en plein soleil la merveilleuse musique... Une formidable envie de vivre ! et le livre s’endort sur le sable...

- Et le plus pénible ?
- Un gala sur un terrain de football, un dimanche à 3 heures... seul... avec ma guitare...

- Dans vos chansons vous évoquez souvent des lieux, des mots ; je pense à Barbezieux, la mer, l’amour, Montmartre, les îles ?...
- Parce que derrière tous ces mots, il y a ma vie...

- Des projets ?
- Oui, bien sûr. Lorsqu’on fait ce métier rien n’est jamais fini. Regardez Henri Salvador... Je prépare un CD de 17 chansons originales. La dernière en date parle de Molière et c’est une sorte de conseil aux jeunes qui débutent dans ce merveilleux métier. Propos recueillis par J.P. Deraedt.


Rédigé par Nicolas

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