François Deguelt, marin, chanteur, poète...
Publié le 8 Mars 2009

"Je me souviens très bien du petit bal de la marine..."
Et nous sommes nombreux à nous en souvenir de ce petit bal, de cette chanson aussi et de son créateur...
François Deguelt, l'artiste que les médias ont délaissé depuis quelques années, ce François Deguelt là qui nous a fait rêver, est de retour. Et c'est le pourquoi de ce blog...
Beaucoup de gens autour de moi me disent "ah oui les années 60" comme s'il fallait les avoir vécues, ces
années 60, pour connaître François Deguelt...
Et bien non, moi je n'ai que 35 ans, mais ça fait 20 ans maintenant que j'écoute tout Deguelt, de sa période cabaret avec des succès comme "je te tendrai les bras" ou
"dis rien" à ses chansons dites d'été comme "minuit, le vent, la nuit" ou "la balade du premier jour" en passant et surtout sans les oublier par
des chansons bien plus intimistes et proches de la réelle sensibilité de cet artiste, des non-succès inoubliables tels que "être curé à la campagne", "la
libération", "il ne se passe jamais rien"...
On n'en finirait pas de dresser la liste de ses textes, je m'attarderai à le faire prochainement, quand la vie me prendra moins de temps, suivra une discographie complète pour ceux qui, comme
moi, collectionnent...
Je crois que le plus bel éloge qu'on puisse faire à cet artiste, c'est de reconnaître chez lui qu'avant tout il est un homme sans personnage.
Car oui, on sait et on sent en lui parlant que le vedettariat n'a pas fait de lui autre chose que ce qu'il était déjà: lui-même !
Un homme simple, un marin aussi, un rêveur parfois, un mélancolique souvent, un homme avec ses doutes et son humour et qui trimballe sa guitare depuis 1952 dans tous les cabarets de la planète et
qui, s'il ne fait plus la une médiatique, est et reste un artiste de grand talent, une voix unique, un saltimbanque du charme comme on le disait sur la pochette d'un de ses 45 tours qui ont tant
tourné et tournent encore dans tant de mémoires...
De Montmartre dont aujourd'hui il ne reste qu'un piège à touristes et quelques cabarets "résistants" dans lesquels il se produit de temps en temps à la mer, il n'y eut finalement qu'une carrière,
en demi-teinte du succès mais bien remplie de belles chansons que -si vous êtes là- vous fredonnez régulièrement comme des standards intemporels.
Oh oui, bien sûr, "il y aaaa le ciel, le soleil et la meeer", mais il y a aussi et surtout d'autres chansons, beaucoup d'autres chansons et aujourd'hui notre ami François écrit entre autres sur
la nostalgie de ce Montmartre dont il est l'un des derniers représentants, quand je lui parle au téléphone il ne peut s'empécher de me parler de Jacques... Jacques Brel, le copain de cabaret, le
copain des galères du début...
Oui, il écrit et compose, se balade de ville en ville avec sa guitare sous le bras et assure près de 100 concerts par an pour un public qui n'a pas oublié ce crooner, notre Sinatra français à la
modestie et à la gentillesse sans égales.
Comme quoi, "je garderai toujours comme une fleur d'amour, comme une fleur perdue qui traîne dans les rues mais qui revient toujours... à la
marine" .
Et nous y serons aussi...
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