Publié le 17 Février 2014

C'est le premier disque d'or dans la carrière de François Deguelt, une chanson qu'il défend au concours du Coq d'Or de la Chanson Française, à la faveur d'une permission alors qu'il est affecté au théâtre aux armées en Algérie, cette période si bouleversée qui l'éloigna un temps de son Montmartre.

J'ai reçu ces dernières années des témoignages de ses copains "bidasses", tous se souviennent d'un François jovial, cordial, simplement sympa.

Un jour je vous posterai un article d'époque là dessus, si je ne l'ai déjà fait.

 

Bref, avec cette chanson non seulement il remporte le concours mais enfin aussi le succès; des disques d'or François en aura trois, un pour cette chanson que Dalida donc reprend, un autre pour "le ciel le soleil et la mer", forcément et le dernier pour "le bal de la marine"...

 

Ils auraient sans doute fait un joli duo, le mélange de leurs deux voix aurait été savoureux.

 

 

 

 

 


Voir les commentaires

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Montages et clips

Repost 0

Publié le 12 Février 2014

La productrice de cette émission m'a contacté pour me demander de lui fournir la photo qui sert de fond au site que vous continuez de suivre.

A priori, ils vont rendre  un hommage à notre poète disparu au cours de cette émission.

Vous me direz si ça a bien été le cas et comment c'était, je n'ai pas la télé.

Voir les commentaires

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Articles

Repost 0

Publié le 9 Février 2014

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Montages et clips

Repost 0

Publié le 9 Février 2014

Younès avait créé deux pages sur ces réseaux sociaux au nom de notre poète.

Salomé Deghelt, sa veuve, m'en a demandé la suppression, ce qui vient d'être fait, tout naturellement.

Le site, avec son accord et peut-être bientôt sa participation, continuera.

Voir les commentaires

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Articles

Repost 0

Publié le 31 Janvier 2014

On peut se demander comment il se fait que François Deguelt ait traversé 60 ans de carrière sans émerger jamais vraiment hormis le succès rencontré avec "le ciel, le soleil et la mer".

 

Il est des hasards heureux, d'autres moins. François débute au début des années 50 et aussitôt du moins très vite on remarque sa voix, puissante, juste, virile et douce à la fois. Il ne se passe pas cinq ans avant que de partout dans "le métier" on considère qu'il est plus que prometteur, d'ailleurs il enchaîne les succès. A l'époque on aime les belles voix et tout le monde s'accorde à dire qu'il a sans doute la plus belle du lot. Si l'on n'avait pas inventé les croooners avant lui, on l'aurait fait pour lui.

Hélas en France les crooners auront, et ont encore, une vie difficile...

 

Parce qu'en France il faut chanter "intelligent", Léo Ferré par exemple attire des maniaques déjà de son style (années 50), il aura assez vite ses fans pour ses textes engagés, Brel alors débutant saura aussi captiver, grâce d'ailleurs à François avec qui il devient ami et qui lui permet de se produire dans un cabaret parisien. Les Sablon, les Claveau sont appréciés mais François lui est entre deux chaises, trop jeune pour être crédible, trop crooner pour être intéressant.

 

Les producteurs, tout puissants et décideurs vont enfermer François Deguelt dans un rôle qui jamais ne le quittera, malgré les tentatives qu'il aura de casser cette image.

 

Alors pour vivre de son métier, François Deguelt pliera et fera ce qu'on attend de lui, il enchainera avec succès d'ailleurs des slows où sa voix majestueuse fera merveille mais son plus grand succès sera aussi son plus grand carcan, "le ciel, le soleil et la mer". Une fois dans sa carrière sans être explicite tout en l'étant pour les initiés il reniera ce titre qui lui colle à la peau, cette bluette qu'il avait écrit un peu par moquerie des yéyé dont définitivement il n'est pas. Souvenez vous de cette photo mythique de "Salut les copains", François n'y figure pas...

 

Il est ailleurs, lui le poète et fin lettré, il est déjà dans les îles, toujours dans les livres, définitivement dans son univers d'amour et d'amitié, loin du show-biz dans lequel il ne se reconnait pas mais qu'il cotoie par obligation.

 

Inclassable. Voilà en fait ce qu'il est. Capable d'écrire des textes puissants, forts en émotion et cantonné à passer à la télé pour seriner un slow certes implacable, on ne saura jamais si on ne l'a vu en concert de quoi il retournait vraiment.

Un formidable conteur, qui invitait au voyage comme le faisait Rimbaud, un poète dans son désert, sa traversée nous fumes nombreux à en être témoins...

 

Jamais et c'est sans doute pour cela qu'il aura disparu tôt du show-biz, il n'aura abdiqué, il aura toujours chanté ce qu'il a voulu, quand il ne l'a pas pu, il est parti, "le plus loin possible, qu'il vogue mon bateau"....

 

Nous n'aurons sans doute jamais une intégrale de Deguelt, elle serait pourtant intéressante car elle recouvrerait 60 ans de chansons et Dieu seul sait puisque désormais il a la chance d'avoir un poète de plus à ses côtés que la richesse du répertoire de François Deguelt est finalement incomparable comme l'a été sa carrière.

 

Il est impossible d'illustrer cet article avec une chanson justement. Il en faudrait cinq ou six différentes.

On ne peut pas dire qu'il y a un style "Deguelt" et artistiquement c'est quand même la preuve d'une constante évolution, d'une remise en cause, d'une recherche, d'une liberté.

 

François Deguelt aura eu le luxe d'être un artiste libre, libre de chanter ce qui lui plaisait, libre de ne pas plaire mais de rester populaire. Certes, "le ciel, le soleil et la mer" a permis ça mais jamais on ne pourra le réduire à ça.

 

Après tout on connait tous un poème de Baudelaire mais pas dix et on ne saurait résumer Baudelaire à un seul poème.

 

Et puis François Deguelt a toujours fait passer sa vie d'homme avant sa carrière, comment lui en vouloir ?

Pour tous ceux qui ont eu la chance de lui serrer la main et de parler un instant avec lui, ils savent mieux que les décideurs du show-biz à quel point il était à la fois un vrai artiste modeste, un artisan comme il aimait à le dire et un homme formidable.

 

Il restera à jamais un vide dans le "music hall" tant qu'on n'aura pas mis François Deguelt au firmament des vrais artistes.

 

Qui le fera ?

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Articles

Repost 0