Linda Bastide

Publié le 12 Novembre 2010

Linda Bastide est une fille du midi. De ce midi que le soleil inonde pour couvrir d’or et de lumière les souvenirs d’enfance et ceux d’une vie. Lorsqu’elle quitte son adolescence et son Narbonne natal pour s’en venir à Paris, ce sont alors les étoiles qui se font complices de ses jeux. Star ou starlette, elle se prénomme Jacqueline Vandal et tourne en France comme à l’étranger. En 1964, elle est la jeune fille du film de Jean-Claude Chambon Les Pieds nickelés aux côtés de Charles Denner, Jean Rochefort, Micheline Presle... La même année, elle poursuit la comédie avec Annie Cordy, Eddie Constantine et Nino Ferrer dans Ces Dames s’en mêlent de Raoul André. A l’instar de Jacquie, la jeune femme de La Dérive, le film de Paule Delsol, qui tente de réaliser ses rêves, Jacqueline Vandal troque son image de vamp des couvertures de magazines, pour l’aventure feutrée des couvertures de livres qu’elle se promet d’éditer. Un roman écrit comme un conte : Le journal immobile d’Eléonore, célèbre les attaches de Linda Bastide aux Corbières, tandis que Montmartre raconté par 36 poètes d’aujourd’hui, Ed. Poètes à vos plumes, confirme ses amours pour la poésie et ce Montmartre où elle a ancré son bateau depuis fort longtemps.

De la Cité Véron où elle demeure, à la rue Des Trois Frères, il n’y a qu’un pas. C’est là qu’elle retrouve son ami de toujours Marcel-Charles Gaichet. Comme elle, il a quitté les terrains de jeux de son enfance, les garrigues et ses asphodèles pour planter sur la Butte, le décor que ses rêves habillent chaque jour dans sa boutique du Tuturlu de la rue Berthe. Le tout Paris des arts et du spectacle pénètre dans l’antre du créateur pour y venir chercher sa poupée, son double, son autre moi, ou rêver l’espace d’un instant d’un monde féerique. Combien de divas, de Piaf à Bardot, de Greco à Dietrich, combien de Pierrots et Colombines, de Clowns et Arlequins, le Prince créateur de cet univers, tel un pygmalion magicien, a-t-il dessiné en quelques coups de pinceaux sur les visages de cire ou les têtes de porcelaine ? Poupées stars, poupées à taille humaine, tels les Aristide Bruant et Toulouse Lautrec, les danseuses du Moulin Rouge et Valentin le désossé, sillonnent la France et le monde, sans jamais faillir, sans jamais mourir.

C’est de cet homme et ami, dont Linda Bastide conte l’histoire et le talent dans ce livre préfacé par Jean-Manuel Gabert : l’enfant et ses crayons de couleurs, l’adolescent auteur d’une fresque gigantesque, l’étudiant des Beauxarts devenu illustrateur dans la publicité, mais aussi le peintre dont les tableaux côtés se vendent de par le monde, et le créateur de poupées qui l’amèneront à côtoyer les stars de toute une époque. Pour elles, le Turlutu de la rue Berthe sera un lieu de rendez-vous prisé au même titre que La Berchère nichée sur la colline près de Narbonne.

Dans ce lieu devenu mythique, les nuits d’été, Marcel-Charles Gaichet y organise les fêtes les plus folles, les spectacles les plus fous, où toute une génération d’artistes, de comédiens, de chanteurs, de musiciens… aimera se retrouver d’année en année, gardant au coeur le souvenir d’un temps que l’on ne connaît plus !

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Rendez vous au clocher de Montmartre ce dimanche 21 pour rencontrer Linda, dans son livre elle parle aussi de François Deguelt qu'elle connait bien, ils sont amis de longue date.

Rédigé par Nicolas

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Linda Bastide 18/11/2010 16:06



Bravo pour la prouesse !


retrouver le vent, la nuit ....


c'est toujours un tel bonheur d'écouter François !


il mérite bien le web-master que vous êtes


car vous vous ressemblez sans doute :


élégance d'esprit, humour, et ... amour du travail bien fait !


mon amitié à vous 2