"La Bastide enchantée"

Publié le 7 Juillet 2011

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Lauréats et organisateurs en coulisses a près le spectacle en compagnie de François Deguelt et Jacqueline Boyer. photo sébastien maurès

 

Pour une première, le concours de « La bastide qui chante » fut indéniablement une réussite. Le sourire qu'affichaient, au terme de cette soirée, Pierre Sicaud, président de Chansons passion et Bertrand Malifarges, président de Casti'art, en témoignait. Le public est venu en nombre samedi, sur la place des Cornières pour assister à une soirée musicale avant gout des « Mercredis de la bastide » qui s'échelonneront sur toute la saison estivale.

Huit nouveaux talents

Animée par Didier Ouvrard, la soirée s'est déroulée en deux temps. Le premier a vu se succéder huit nouveaux talents venus de toute la France qui ont, chacun, interprété deux morceaux, dont au moins un de leur composition.

Huit chanteurs, huit styles, huit personnalités qui ont enchanté un public disposé à se laisser embarquer dans ces différents univers.

Si l'applaudimètre donna déjà quelques indications sur les intentions de vote de celui-ci, il a fallu attendre une bonne heure pour connaître les résultats d'un concours qui se déclinait en trois prix.

L'attente fut joyeuse pour les spectateurs qui ont eu le plaisir de voir se produire sur scène trois personnalités du jury. Thomas Hernandez, tout d'abord, coordinateur de cette soirée, a interprété avec le talent qu'on lui connaît, quelques standards de la chanson française avant de céder sa place à Jacqueline Boyer puis à François Deguelt.

Entendre résonner « Tom Pillibi » et « Il y a le ciel, le soleil et la mer » dans la bastide par leurs légendaires interprètes fut un des grands moments de cette soirée.

Vint ensuite l'heure du verdict. Le jury a récompensé La Lue, toute droite venue du Doubs, qui a séduit par l'impertinence de ses textes avec, notamment, un pastiche très remarqué de Brassens. Le prix du meilleur auteur-compositeur est allé à Simon Luro, de Bordeaux, peintre du quotidien à la fois cynique et grave.

Le public, quant à lui, n'a pas réussi à départager la Corrézienne Maëva qui a tutoyé Edith Piaf de sa voix haut perchée, et Samuel Leroy, du Pas-de-Calais, qui a apporté fraîcheur et humour dans son carrosse de jeux de mots évoquant Bobby Lapointe.

La soirée s'est achevée en chansons avec les deux élus du public et par un inévitable « à l'année prochaine » au regard du succès rencontré par cette première.

 

©Sud Ouest

Rédigé par Nicolas

Publié dans #Revue de presse

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