Il y a un an déjà...

Publié le 22 Janvier 2015

365 jours ont passé, on les a vécus comme on vit la vie, elle suit son cours et nous suivons le temps... François n'a pas eu cette "chance", cette année et il ne l'aura pas les suivantes, celles à venir...

Il est parti il y a un an. Déjà, se dit-on sans réaliser vraiment. Déjà... Et il va rester encore des années à vivre sans lui. Alors oui il reste les disques, se dit-on là aussi.

Il est parti... et il n'est pas revenu. Ce marin qui souvent avait mis les voiles, ce poète qui a été à la fois dans son temps et un peu au dessus, avec sa culture si fine et son sens de la vie qui faisaient sa modestie. Il n'est pas revenu et à moins d'un miracle, il ne reviendra pas.

Ce sont les refrains et les musiques, les rengaines comme on dit avec un peu de dédain, qui reviennent toujours. Vous avez peut-être votre chanson de François, celle qui fait que... J'ai la mienne. Mais ça ne fait pas tout et au fond, ça rappelle la douleur que tout cela est éphémère, tristement éphémère, comme un printemps qui passe quand il a fini d'être, toujours nous allons vers l'automne de nos vies et nous trimballons ces morts qu'on avait tant aimés...

Je ne me souviens plus du petit bal de la marine, qui s'en souvient d'ailleurs ?

Léo Ferré disait qu'avec le temps, va, tout s'en va. Mais ce n'est pas vrai, la douleur reste. 365 jours après, elle est toujours là.

Et les media ? LOL comme on dit sur internet, de quoi rire. Aucun n'a eu l'intelligence du souvenir.

François est parti et sans retour, il n'a eu droit à rien sinon notre affection qu'ici vous venez partager et celle de ses proches. Rien, pas un hommage, pas une compil, quelques lignes dans les journaux, des nécros toutes faites et souvent pompées sur ce blog.

Que faut-il faire pour que vive sa mémoire ? Est-il suffisant de croire que nous sommes suffisants ? Ne mérite t-il pas mieux ?

Moi, je dis moi avec cette prétention ignoble, oui moi Nicolas, il me manque. Ses appels au cours desquels pendant parfois deux heures nous conversions sur tout, sur rien et surtout sur la futilité des choses qui font la poésie, oui ça me manque, profondément et d'autant plus en ces temps troublés où "pécheurs d'oiseaux, chasseurs d'amour" nous n'avons plus tant de repères.

Si la poésie pouvait en être un, de repère, alors peut-être que François aurait une autre place...

En tous cas, voilà 365 jours qui ont passé et la vie a continué. Le coeur tranquille.

François, où que tu sois, je t'embrasse amicalement, mon vieux camarade de cette route que tu as quittée et sur laquelle je suis plus seul que jamais.

Il y a un an déjà...
Il y a un an déjà...

Rédigé par Nicolas

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Robin Ghislaine 09/12/2015 20:58

Je me souviens du petit bal de la marine j'ai adoré cette chanson ainsi que Marie mirage , elle a dû oublier et bien d'autres d'ailleurs . Je regrette que personne ne lui rende hommage , il le mérite tant !!!

Nicolas 10/12/2015 13:57

Nous sommes nombreux à regretter cet "oubli".
François mérite mieux que ça.

Martine 27/11/2015 07:13

Bonjour,

En suivant les pas de mon amie Linda bastide, je me retrouve ici,

Quelle émotion que la découverte de ce blog dédié à François Deguelt. J'aimais tant ce chanteur. sa voix chaude, prenante. Son beau regard et ses textes magnifiques.
Amoureuse du soleil et de la mer, je ne pouvais qu'être séduite. Et le suis toujours lorsque je pense à lui. Pour moi, il a un goût d'éternité.


Merci Mr Deguelt pour tout le bonheur que vous m'avez offert. Seul le regret de n'avoir pu vous le dire à temps.. Le temps passe et nous avec lui, c'est vrai. Mais tant que nous choyons votre souvenir, dans notre coeur, vous êtes toujours là

Bien amicalement
Martine

jaco de reims 03/09/2015 08:05

tu as eu le soleil et la mer .maintenant le ciel
la vie etait dure tes chansons nous l'a aoucie

Viviane 22/01/2015 18:45

Nous ne pouvons pas oublier François, sa voix, ses mélodies, ses poèmes, son amitié.